Lundi 11 septembre 2006
Petit lexique comique (mais sérieux) sur la
vie scoute
vie scouteA comme aventure(avec un grand A s’il vous plaît). Et ne pensez pas : « tout de suite, les grands mots ! », parce que vous auriez tort... Interroger tous les scouts que vous voudrez, je vous garantie que 100% d’entre eux vous assure que ce qu’ils vivent dans leur association, ils n’ont jamais eu l’occasion (et ne l’aurons probablement jamais) de le vivre ailleurs. Et qu’on ne vienne pas me dire que se laver au tuyau d’arrosage, ou dans une rivière, ce n’est pas l’aventure ! Sans parler de toutes ces (petites) bêtes sauvages qu’on rencontre... Un véritable safari, et pas besoin d’aller en Afrique !
B comme bois.Le bois est la matière première la plus importante pour un scout. Du moins quand il part camper, en été. En effet, sans bois pas d’installations. Ce qui signifierait manger par terre, faire ses besoins dans la nature et se laver devant tout le monde. Sans bois, pas de feu. Et pas de feu, pas de cuisine... A moins de manger les raviolis crus (mais c’est moins bon). Donc avec le bois, on arrive à avoir un minimum de confort, avec en plus la fierté de l’avoir réalisé à la main et d’avoir laissé parler sa bucheronnitude profonde. Et à manger chaud aussi, ce qui n’est pas du luxe !
C comme chemise.Qu’elle soit jaune, bleue, rouge ou verte, chacune marque une étape importante dans sa progression scoute. Pour des personnes extérieures, ce n’est qu’un simple « uniforme », mais pour un scout, c’est bien plus que ça. Généralement, nous sommes très liés à notre chemise, recouverte aux fils des ans de tous nos souvenirs, et si elle doit finir dans un placard, on la ressort toujours avec beaucoup d’émotions.

D comme débrouiller (se).Oubliez tous vos préjugés : la devise scoute n’est pas « toujours prêts ! », mais bien « obtenir ce que l’on veut avec ce que l’on a ». Autrement dit, un scout doit toujours arriver au but qu’il s’est fixé, même (et surtout) si les moyens du bord sont limités. Enfin, en théorie...
E comme école de la vie.C’était une des grandes compagnes de pub pour le scoutisme, il y a quelques années. C’est un si joli mot qu’il est resté. Et pour cause : où apprendre le mieux les valeurs de la vie, si ce n’est sur le terrain, en contact avec les autres ? Nous n’enseignons pas la grammaire, les maths ou l’orthographe, mais la meilleure façon de vivre avec les autres, avec soi et avec notre environnement.
F comme foulard.S’il y a une chose qu’un scout adore plus encore que sa chemise, c’est bien son foulard. Et pour cause : on le reçoit tout petit et il nous suit toute notre vie ! Certains ne sont vraiment pas beaux à voir : tout délavés et aux bouts déchiquetés (c’est ceux qui ont du « vécu », comme on dit). Le foulard est le même pour tout le groupe ; c’est-à-dire que sur toute la France, aucun autre scout n’aura le même foulard que celui des scouts de la Souffel. C’est notre marque de fabrique.
G comme gadoue.Hé oui, on peut bien vous l’avouer maintenant : nous ne savons toujours pas contrôler les éléments. Alors, quand on décide de partir camper, nous ne sommes pas à l’abri de l’averse... torrentielle. Il existe même, dans les Vosges profonde, un grand terrain réservé aux scouts du Bas-Rhin, qui s’appelle le Heissenstein. Nous nous y retrouvons environ une fois par an pour de grands rassemblements régionaux forts sympathiques. Le seul problème, c’est qu’il existe une légende qui raconte qu’au-dessus du Heissenstein sévirait une sorte de microclimat disons... pluvieux. Légende ou non, de toute façon, le fait est là : à chaque fois qu’on s’y rend, ça ne loupe pas, il pleut 9 fois sur 10. Du coup, on a appris à faire avec, et la gadoue, les bottes de pluies et les grands cirés jaunes font désormais partie intégrante de nos fêtes. C’est pas ça qui va nous gâcher le week-end, quand même !
H comme hygiène.Certains doivent penser, en nous voyant rentrer de camp tout noirs, que c’est de crasse. Il n’en est rien ! Du bronzage, tout au plus. L’hygiène aux scouts est un point très sérieux ; la toilette en camp a lieu tous les soirs et sous haute surveillance. Pensez-vous, quand on vit plusieurs jours les u
ns sur les autres, la moindre des choses est de sentir bon !
ns sur les autres, la moindre des choses est de sentir bon !J comme jouer.Que serait le scoutisme sans le jeu ? Nous en avons tout un stock en réserve : grands jeux, petit jeux pour passer le temps, jeux de cartes, jeux de prises, jeux de stratégies, jeux de mains, jeux de vilains...
K comme kyrielle (d’enfants). Ou ribambelle, c’est comme vous voulez. Tout ça pour dire que, plus on en accueille, plus on est contents. Et les enfants, plus ils sont nombreux, plus ils font du bruits, et plus ils sont contents aussi. Et puis la diversité a lieu à partir d’une quinzaine d’enfants, pas cinq...
L comme lettre.Quand votre enfant part camper, vous êtes anxieux et c’est normal. Alors, je vais vous dire un secret qui, je l’espère, vous rassurera un peu : recevoir une lettre de ses parents, pendant la ou les semaines de camp, c’est toujours un grand bonheur. Si si, même pour vos ados en pleine crise ! Ah, bien sûr, il va jouer les indifférents sur le moment, mais je vous garantis que si vous osez l’oublier, vous n’aurez pas fini de l’entendre parler quand il sera rentré ! Donc, à tout âge, la bonne vieille lettre de papa-maman fait toujours énormément plaisir. Croyez-moi. Elle est même presque indispensable.
M comme manger. C’est bien connu, le grand air, ça creuse. Et co
mme la plupart du temps, nous sommes dehors au moindre rayon de soleil, qu’il fasse en dessous de zéro ou pas, ne vous étonnez pas si votre enfant mange soudainement le double de ce qu’il a l’habitude d’ingurgiter. Quand aux repas qui ont lieu entre nous, en camp ou en week-end, ce sont des moments privilégiés. Car alors, il s’agit bien plus que de se sustenter. Parce que manger, c’est être ensemble. Etre ensemble, c’est partager. Et partager, c’est aimer...
mme la plupart du temps, nous sommes dehors au moindre rayon de soleil, qu’il fasse en dessous de zéro ou pas, ne vous étonnez pas si votre enfant mange soudainement le double de ce qu’il a l’habitude d’ingurgiter. Quand aux repas qui ont lieu entre nous, en camp ou en week-end, ce sont des moments privilégiés. Car alors, il s’agit bien plus que de se sustenter. Parce que manger, c’est être ensemble. Etre ensemble, c’est partager. Et partager, c’est aimer...
par Groupe Saint-Alain/La Souffel
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